Quelques livres marquants, année par année.

2022

Décembre

Consciousness and the Brain (Stanislas Dehaene)

Novembre

Mindstar Rising (Peter F. Hamilton)

Octobre

Undercover, avoir vingt ans à la CIA (Amaryllis Fox)

Septembre

Théorie des relations internationales (Jean-Baptiste Jeangène Vilmer) : toujours intéressant de reposer les bases.

Août

Project Hail Mary (Andy Weir) : après “Seul sur Mars”, un très bon roman d’Andy Weir. Toujours aussi précis sur la physique sous-jacente, et un roman original en termes de scénario et peu prévisible, ce qui est toujours une grande qualité.

Juin

Dead or Alive (Tom Clancy)

Mai

Threat Vector (Tom Clancy)

Avril

Danse macabre (Bozorg Alavi)

Mars

La chouette aveugle (Sadegh Hedayat) : beaucoup plus obscur que دایی‌جان ناپلئون. Assez ésotérique et difficile d’accès.

Janvier

Mon oncle Napoléon (Iradj Pezeshkzad) : un grand classique de la littérature iranienne du 20ème siècle. Très humoristique et satirique. Et aussi un point de vue sur l’Iran, notamment dans le courant de la seconde guerre mondiale, où peu de gens savent (en tout cas en France) que le pays a été doublement envahi par les Britanniques d’une part et par les Soviétiques de l’autre.

2021

Novembre

Damascus Station (David McCloskey)

Octobre

Le Clocher de Kaliazine (Alexandre Soljenitsyne)

Août

Difficult Conversations (Douglas Stone, Bruce Patton, Sheila Heen)

Juin

Intuition Pumps and Other Tools for Thinking (Daniel Dennett)

Mars

Contact (Carl Sagan)

Janvier

Now: The Physics of Time (Richard Muller)

2020

Décembre

Confrontation en Ukraine — une analyse militaire (Michel Goya) : particulièrement intéressant pour l’histoire de l’annexion de la Crimée par la Russie.

Novembre

Armes de déstabilisation massive (Pierre Gastineau, Philippe Vasseur)

Octobre

Soldat de l’ombre — au cœur des forces spéciales (Christophe Gomart)

Septembre

12 leçons de rhétorique pour prendre le pouvoir (Victor Ferry) : publié et lu avant que Victor Ferry ne dérive sur son délire zemmourien, mais intéressant néanmoins.

Août

The Spy and the Traitor (Ben Macintyre) : biographie d’Oleg Gordievsky, membre du KGB et agent du MI6 dans les années 80.

Juillet

Histoire de l’Iran contemporain (Mohammad-Reza Djalili, Thierry Kellner)

Juin

Gatsby le Magnifique (Francis Scott Fitzgerald)

Mai

Measure What Matters (John Doerr)

Avril

Sept jours avant la nuit (Guy-Philippe Goldstein) : très bien écrit.

Mars

Red Storm Rising (Tom Clancy) : même si le cœur concerne les années 1980, intéressant à lire comme tentative d’histoire alternative.

Janvier

Storyworthy (Matthew Dicks) : des bonnes pratiques que j’utilise régulièrement lorsque je rédige des discours ou lorsque je dois concevoir une histoire courte.

2019

Décembre

Ne coupez jamais la poire en deux (Chris Voss) : une lecture comme on en découvre tous les dix ans, révolutionnaire sur mon approche de la négociation, de l’échange, de la capacité à porter une conviction. C’est tellement différent et plus enrichissant que les fameux BATNA et ZOPA…

Novembre

Winston Churchill (François Kersaudy) : biographie du grand homme.

Octobre

Drood (Dan Simmons) : Dan Simmons fait le lien entre le grand Charles Dickens, auteur majeur du XIXe siècle britannique, et le roman d’horreur/fantastique tel qu’on l’écrit au début du XXIe siècle.

Septembre

God’s Debris (Scott Adams) : Scott Adams est l’auteur des nombreuses comic strips Dilbert. Assez peu intéressant, surtout lorsqu’on entre dans cette lecture en tant qu’athée.

Août

Là où est l’argent (Maxime Renahy) : une levée du voile sur les paradis fiscaux que représentent les îles anglo-normandes.

Juillet

Déchets nucléaires, où est le problème (Francis Sorin) : une approche scientifique et rigoureuse d’un problème qui a tendance à polariser très fortement en France.

Juin

Main basse sur l’information (Laurent Mauduit) : la concentration des médias en France, notamment de la presse, et pourquoi c’est fortement problématique pour la démocratie.

Mai

Un Printemps à Téhéran (Armin Arefi) : un aperçu de la vie à Téhéran dans la deuxième moitié des années 2010. On y voit la vraie diversité de la population iranienne : une partie plongée dans la religion et une autre très moderne, très tournée vers l’Occident, très désirante d’émancipation et de liberté. Et en même temps, un désenchantement très iranien.

Avril

Gros Câlin (Romain Gary, sous le nom d’Émile Ajar) : de manière paradoxale, j’ai moins adhéré à celui-ci.

Février

La vie devant soi (Romain Gary, sous le nom d’Émile Ajar) : le choc littéraire. C’est pour moi un très, très, très grand roman, porté par une maîtrise de son rythme, un détournement systématique des expressions de manière originale et rafraîchissante, soutenu par un récit qui émeut aux larmes face à la personnalité, à la fois profonde et naïve, de Momo.

2018

Novembre

21 leçons pour le XXIe siècle (Yuval Harari) : légèrement moins pertinent que Sapiens, j’avoue avoir été un petit peu déçu par ce livre. C’est probablement parce que j’en attendais beaucoup.

Octobre

Terreur (Dan Simmons)

Septembre

Fallen Dragon (Peter F. Hamilton)

Juillet

Poor Charlie’s Almanack (Charlie Munger) : un indispensable de la culture business.

Juin

Une vérité si délicate (John Le Carré)

Mai

Orgueil et Préjugés (Jane Austen) : absolument pas mon type de livre en termes de sujets — les mondanités de l’Angleterre du XIXe siècle. Et dans le même temps, un petit bijou en termes d’écriture, d’ironie et de phrases ciselées.

Mars

Les Frères Karamazov (Fiodor Dostoïevski) : là encore, un très grand classique de la littérature russe qui, il faut bien le dire, ne brille pas par son optimisme et son univers léger. Le rapport à la religion est particulièrement intéressant, et notamment la question qui est posée : l’homme se comporte-t-il de manière morale uniquement par crainte de Dieu ?

Janvier

Fondation (Isaac Asimov) : un très grand classique de la littérature de science-fiction, et en même temps un livre que j’ai trouvé plutôt ennuyeux. Les personnages sont d’une profondeur tout à fait limitée. L’idée de psycho-histoire est intéressante, mais on bascule de période en période sans avoir un vrai fil narratif.

2017

Août

Histoire des grands courants de la pensée politique (Jean-Jacques Raynal)

Juin

Comprendre l’Islam (Adrien Candiard) : passionnante courte synthèse de l’Islam, par un spécialiste français qui est aussi moine dominicain. Il commence par une présentation de la diversité de l’Islam, qui ne se limite pas au sunnisme et au chiisme, ainsi que ses spécificités et le Coran comme parole divine. Puis il continue avec les crises contemporaines de l’Islam, et notamment l’adaptation au monde moderne, la lutte pour la prééminence du monde musulman et le salafisme. Il conclut par les problèmes ouverts quant à la coéxistence de l’Islam et de la démocratie telle qu’elle est entendue en Occident, et sur la nécessité de réinventer un Islam conforme à la tradition musulman et adapté au monde moderne.

Mai

Histoire, Géographie et Géopolitique de la mondialisation (Pierre Verluise) : une compilation d’articles sous la direction de Pierre Verluise. L’ensemble est relativement inégal, mais j’ai retenu :

Avril

Sapiens, une brève histoire de l’humanité (Yuval Noah Harari) : un livre qu’on en lit tous les 5 ans, avec la capacité à transformer la vision de ses lecteurs. Passionnant et très fortement recommandé.

Février

Lexicon (Max Barry)

Janvier

Géopolitique de l’Iran (Bernard Hourcade) : grand spécialiste du monde iranien. Passionnant et particulièrement à jour, ce livre fournit un éclairage sur l’histoire et l’actualité de ce grand pays qu’est l’Iran.

2016

Novembre

The Goal (Eli Goldratt) : recommandé par un collègue, ce livre donne, sous la forme d’un roman, une introduction au système de production de Toyota, qui a émergé dans les années 80, à l’époque où les producteurs automobiles japonais sont partis à l’assaut du marché américain. C’est un livre passionnant, qui se lit effectivement comme un divertissement, mais qui introduit des notions fondamentales telles que la théorie des contraintes, les goulots d’étranglement et leurs applications concrètes pour augmenter la productivité d’une usine.

Octobre

Night Without Stars (Peter F. Hamilton) : j’adore Peter F. Hamilton, dont je ne suis pas loin d’avoir lu tous les livres. La suite de “Chronicles of the Fallers”.

Septembre

The Prisoner’s dilemma (William Poundstone) : j’ai acheté ce livre pour vraiment comprendre pourquoi tout le monde était si subjugué par la théorie des jeux et le dilemme du prisonnier. J’en ressors avec une vision plus claire : comme je le soupçonnais, ça ne sert à rien. L’hypothèse des joueurs rationnels empêche tout application pratique, que ce soit dans les négociations ou pour comprendre les mécanismes sociaux. Quelques applications qui font sens à la fin du XXème siècle, notamment dans les algorithmes “génétiques”.

Spycraft Secrets - An Espionage A-Z (Nigel West) : quelques éléments sur l’espionnage, principalement durant la Guerre froide. Le mode “dictionnaire” rend le livre indigeste.

Juillet

La Nuit (Elie Wiesel) : le récit de la vie dans les camps de concentration. Effrayant.

Juin

The Equation that Couldn’t be Solved (Mario Livio) : l’exploration de l’impact des symétries sur les mathématiques et la physique. Un livre qui aurait pu être intéressant, mais qui est globalement décevant, car un peu sans queue ni tête. Difficile de suivre le fil conducteur qui permet de passer d’un sujet à l’autre. Invoquer la symétrie ne suffit pas à rendre le livre cohérent. Par ailleurs, le partie pris de grande vulgarisation ne permet pas de rentrer réellement dans les sujets et de comprendre les véritables enjeux de la symétrie.

Mars

Faust (Goethe) : le grand classique de la littérature allemande

Macbeth (Shakespeare) : un autre grand classique, de la littérature anglaise

Février

The case for Mars (Robert Zubrin) : il explique pourquoi la conquête de Mars est, selon lui, à portée de main. Un livre qui résonne à la lumière du projet d’Elon Musk

The Praxis, Dread Empire’s Fall / The Sundering / Conventions of War (Walter Jon Williams) : il écrit de la science fiction comme je les aime, en mode space Opera. Une particularité intéressante : les voyages interstellars respectent les lois de la relativité : pas de voyage supra-luminique, utilisation de la gravitation des planètes pour réaliser des manoeuvres de changement de trajectoire, durée de voyage qui se comptent en mois voire en années, exploration des effets de l’accélération sur le corps des voyageurs. Au final, cette navigation spatiale a un goût de retour en arrière, comme à l’époque où l’exploration du globe par la Mer impliquait des voyages long et périlleux.

Janvier

Le temps des décisions (Hillary Clinton) : le récit de la candidate aux primaires démocrates américaines, de sa part au Secrétariat d’Etat, le ministère des affaires étrangères américain. Bien que la tendance soit parfois à l’autopromotion durant cette période à l’actualité brûlante aux US, elle dévoile l’envers du décors avec autodérision et un style plutôt alerte.

Crime et Châtiment (Fiodor Dostoïevski) : le classique russe, où les tourments du jeune Raskolnikov à Saint-Peterbourg, en proie à une très grande misère et qui va se résoudre à commettre l’irréparable. Ce roman explore les méandres de l’esprit humain, avec un héros qui va découvrir qu’il n’est pas l’être supérieur qu’il espérait, et vaciller face à la folie qui le guette. Au fond d’une misère crasse, les personnages tentent de surnager, face à la cruauté du monde dans lequel ils vivent. Certaines scènes sont absolument extraordinaires, et poignante, comme lorsque Raskolnikov avoue son crime à Sofia, et que celle-ci lui lit l’épisode biblique de Lazare, ou lorsque Avdotia Romanovna cède définitivement à la folie. Un roman à ne pas lire lorsqu’on a le moral fragile, tant la misère humaine et morale dominent la majeure partie de l’oeuvre.

2015

Novembre

Elon Musk : Tesla, SpaceX and the quest for a fantastic future (Ashlee Vance) : biographie du personnage fascinant d’Elon Musk, concentré de détermination et de très haute intelligence, à l’origine de Paypal, SpaceX, Tesla et peut-être bientôt d’Hyperloop. Ashlee Vance décrit à la fois un entrepreneur fascinant mais aussi en permanence dans le contrôle et complètement dédié à son travail. On trouve chez Elon Musk un croisement de capacité cognitive, de volonté et de vision qui sont des éléments clés du succès. Dans le même temps le lecteur se rend bien compte que 99,99% des humains ne pourraient tout simplement pas vivre cette vie.

Octobre

Feuillets d’Hypnos (René Char) : un recueil de courts poèmes, écrits alors qu’il était dans le maquis. Plusieurs chefs d’œuvre, et une sensibilité qui me parle.

Fictions : Funes ou la mémoire / La Mort et la Boussole (Jorge Luis Borges) : dans le cadre de mon exploration des capacités du cerveau humain, la nouvelle décrivant le personnage de Funès, disposant suite à un accident d’une mémoire extraordinaire qui lui fait se souvenir d’absolument tout, semblait intéressante. Néanmoins, il s’agit plutôt d’une expérience littéraire, même si le fantastique est présent, et la longueur de la nouvelle ne permet pas d’explorer le sujet en profondeur.

The Three-Body Problem (Liu Cixin) : mon premier roman de science-fiction écrit par un auteur chinois. Une histoire intéressante bien qu’avec des longueurs.

Septembre

Matin Brun (Franck Pavloff) : une très courte nouvelle illustrant les dangers de la pensée unique, terreau de la dictature, et la manière dont elle peut être introduite l’air de rien, sans qu’on y prête attention.

Stories of Your Life and Others (Ted Chiang) : un recueil de nouvelles de science-fiction. Une petite dizaine de nouvelles, de qualités inégales, mais avec plusieurs vraies petites. Je citerais

Août

Le Songe d’une nuit d’été (Shakespeare) : le grand classique anglais

A Student’s Guide to Lagrangians and Hamiltonians (Patrick Hamill) : une synthèse d’outils phares de la physique, étonnamment complètement oubliés par mon cursus d’école d’ingénieur.

Juillet

Embrasser le ciel immense (Daniel Tammet) : un des “autistes savants” les plus médiatiques, il expose sa vision du fonctionnement du cerveau humain, entre beauté des mots, créativité, mathématiques, perspections visuelles et consommation de l’information. L’une de ses thèses principales : le fonctionnement des cerveaux “ultra efficient” n’est fondamentalement pas différents de celui des cerveaux “normaux”. Le livre aurait pu être intéressant, mais est décevant à deux niveaux : d’abord il ne donne que peu de clé pour comprendre le fonctionnement “particulier” des autistes savants. Ensuite, Daniel Tammet se contente bien souvent d’enchaîner les citations d’étude concernant le fonctionnement du cerveau. D’autres l’ont fait avant lui (et on retrouve les mêmes études), de manière bien plus convainquante : Daniel Kahneman (Thinking Fast and Slow), Jeff Hawkins (On Intelligence), Daniel Feier (Moonwalking with Einstein). La différence entre ces livres et celui de Daniel Tammet est l’absence de conception nouvelle sur le fonctionnement du cerveau, de liant entre les différents éléments exposés. Le livre est donc probablement à recommander à ceux qui découvrent le sujet de l’intelligence, mais si on cherche un témoignage unique de quelqu’un disposant d’une position “spéciale”, ou des avancées sur le fonctionnement du cerveau, on passera son chemin.

The Laws of Thermodynamics (Peter Atkins) : conseillé par FarnamStreetblog, une publication web passionnante que je lis régulièrement, ce petit traité sur la thermodynamique (“la science de la chaleur et des machines thermiques”) pourrait sembler très technique. Il s’agit en fait d’une explication simple de ses principes, déclinée pas à pas en en décrivant les lois fondamentales. Les applications de cette science sont bien plus nombreuses qu’on pourrait l’imaginer, à la fois bien sûr dans les classiques radiateurs et réfrigérateurs, mais aussi dans les domaines de la biologie ou de la chimie. La notion d’entropie est un principe fondamental de la nature, parfois complexe, mais qui mérite d’y consacrer quelque temps. Un bon rappel pour ceux qui ont un background scientifique, ou une bonne introduction pour ceux qui débutent sur le sujet.

Juin

On Intelligence (Jeff Hawkins) : un livre absolument passionnant sur le fonctionnement du cerveau, et l’implication de cette compréhension sur l’Intelligence Artificielle. Il s’agit bien plus d’un livre consacré à une analyse cognitive du cerveau plutôt qu’à la projection de l’impact des Intelligences Artificielles. A ce titre, il est à recommander pour tout ceux qui s’intéressent à la compréhension de ce qui fait l’intelligence. Au coeur de sa réflexion, une organisation hiérarchique du cerveau, avec des objets de plus en plus abstraits au fur et à mesure qu’on remonte cette hiérarchie, une capacité à concevoir des séquences et des “représentations invariantes” (ne dépendant pas du détail des perceptions) qui permette au cerveau de construire un modèle du monde extérieur et de prévoir en permanence la manière dont il devrait se comporter.

Superintelligence (Nick Bostrom) : il étudie le problème d’une future superintelligence (artificielle, selon toute probabilité) selon un angle intéressant, celui du contrôle. Dans la mesure où cette intelligence serait doté d’une volonté propre, comme s’assurer d’une comportement conforme au souhait et au bien de l’humanité ? Quelles valeurs lui inculqués, et par quelles moyens ? Un livre intéressant, bien que parfois un peu lourd, cédant parfois à une écriture trop peu rigoureuse, et manquant de matière sur le fond, à savoir le “comment” de l’intelligence artificielle.

Mai

Moonwalking with Einstein: The Art and Science of Remembering Everything (Josh Foer) : il raconte sa rencontre avec les championnats de mémoire, sa découverte des techniques de mémorisation, et sa propre préparation en vue d’une participation de la déclinaison américaine du championnat. Intéressant, bien raconté, mélant récit de l’expérience de l’auteur et plongé dans la recherche sur ce passionnant sujet qu’est la mémoire. Sont introduites et décrites plusieurs techniques intéressantes, dont le principe de la mémoire associative ou le fameux Memory Palace. A noter que le livre n’est pas vraiment une initiation pas à pas, mais il délivre suffisamment d’information pour alimenter le lecteur.

The science of Interstellar (Kip Thorne) : le conseiller scientifique du film Interstellar explique les concepts derrière chaque phénomène physique du film : l’apparence des trous noirs, les vagues géantes sur la première planète, l’écoulement du temps… Passionnant et suffisamment bien écrit, à destination des “amateurs éclairés” !

Avril

L’âme du monde (Frédéric Lenoir) : dans ce petit roman, il imagine une rencontre entre des représentants de quelques unes des principales religions. Leur objectif : transmettre l’ensemble des croyances et des valeurs sur lesquels ils s’accordent à deux adolescents, face à la menace de la destruction du monde. Un peu trop rapide et superficiel pour être très convaincant.

Février

The Martian (Andy Weir) : le roman de science-fiction à l’origine du film sorti à l’automne avec Matt Damon. Un astronaute présent sur Mars se retrouve, à la suite d’une procédure de départ d’urgence de son équipe, seul sur Mars. Il décrit dans son journal son quotidien pour survivre sur une planète inhospitalière. Absolument à recommander, à la fois pour la crédibilité et la recherche effectuée par l’auteur, la qualité de l’histoire et le ton humoristique et moqueur.

Janvier

Guerre et Paix (Léon Tolstoï) : l’immense classique russe. A la fois passionnant dans la trame narrative, historique et le style d’écriture. Des récits de bataille napoléoniennes tout à fait épiques. Par ailleurs la fascination des Russes pour Napoléon, alors même qu’il est l’ennemi, est tout à fait fascinante. On retrouve cette tendance dans Dovstoïeski.